Pourquoi l'amiante est si présent dans le bâti parisien
Entre les années 1950 et 1997, l'amiante a été massivement utilisé dans la construction pour ses qualités d'isolation et de résistance au feu. Le parc immobilier parisien, largement antérieur à l'interdiction de 1997, en contient donc fréquemment.
Connaître les matériaux les plus courants aide les propriétaires à anticiper. Mais attention : seul un diagnostic avec prélèvement et analyse en laboratoire accrédité COFRAC confirme avec certitude la présence d'amiante. Voici les 7 matériaux qu'ADM PARIS rencontre le plus souvent à Paris.
1. Les dalles de sol vinyle-amiante
Ce sont les matériaux amiantés les plus répandus dans les appartements parisiens. Ces carreaux semi-rigides de 25 ou 30 cm, à l'aspect marbré, équipent cuisines, couloirs et chambres.
Souvent recouvertes par un parquet flottant posé plus tard, elles réapparaissent au moment d'une rénovation de sol. Leur dépose relève d'une entreprise certifiée SS3.
2. La colle bitumineuse noire
Sous les dalles vinyle-amiante subsiste fréquemment une colle bitumineuse noire, elle aussi amiantée. Elle est souvent oubliée alors qu'elle fait partie intégrante du traitement.
Un désamiantage sérieux ne se limite pas au retrait des dalles : il comprend le décapage de cette colle pour restituer un support sain, prêt à rénover.
3. Le fibrociment de toiture
Les plaques ondulées, ardoises artificielles et conduits en amiante-ciment équipent de nombreuses toitures, appentis et annexes du bâti parisien et de la petite couronne.
Non friable lorsqu'il est en bon état, le fibrociment devient émissif lorsqu'il se dégrade ou est cassé. Sa dépose se fait sans casse, plaque par plaque.
4. Les flocages
Le flocage est un revêtement projeté, utilisé pour l'isolation thermique et la protection incendie des structures, planchers et plafonds techniques. C'est un matériau friable, parmi les plus dangereux.
Son retrait impose un confinement renforcé de classe 3. C'est typiquement un chantier de sous-section 3 mené avec des moyens importants.
5. Les calorifugeages
Le calorifugeage est l'isolation des canalisations et équipements de chauffage. On le retrouve dans les caves, locaux techniques et gaines des immeubles parisiens.
Comme le flocage, c'est un matériau friable très émissif lorsqu'il est dégradé. Son traitement demande une entreprise certifiée et un confinement adapté.
6. Les faux plafonds
Certaines dalles de faux plafond, notamment dans les locaux tertiaires et commerciaux parisiens, contiennent de l'amiante. Elles peuvent aussi masquer des flocages ou calorifugeages au-dessus.
Un repérage soigneux inspecte non seulement les dalles visibles mais aussi le plénum, l'espace technique situé au-dessus.
7. Les joints, mastics et enduits
L'amiante se cache aussi dans des éléments discrets : joints de menuiserie, mastics de vitrage, enduits, ragréages de sol. Ces matériaux passent souvent inaperçus lors d'un examen rapide.
C'est pourquoi le repérage avant travaux doit être exhaustif. ADM PARIS inspecte l'ensemble des matériaux suspects avant tout chantier parisien.

